Ce soir je rentrais en train. J'ai marché en prenant mon temps pour descendre de la gare jusqu'à la place du marché. J'ai marché encore de là à la maison – le train n'allait pas plus loin. Et j'occupais ma tête en sifflant sans fin un air triste d'Higelin.
C'était ça ou laisser s'épancher une envie de hurler ce manque de tendresse, l'absence de ta main dans mes cheveux, de mon bras autour de ta taille, de ton épaule pour poser ma tête, fermer les yeux et pleurer de rage et d'épuisement. Alors j'ai hurlé sans bruit, laissé filer les notes de ma mélancolie, crié un silence assourdissant de désespoir et je me suis couché dans l'oubli du monde...
C'était ça ou laisser s'épancher une envie de hurler ce manque de tendresse, l'absence de ta main dans mes cheveux, de mon bras autour de ta taille, de ton épaule pour poser ma tête, fermer les yeux et pleurer de rage et d'épuisement. Alors j'ai hurlé sans bruit, laissé filer les notes de ma mélancolie, crié un silence assourdissant de désespoir et je me suis couché dans l'oubli du monde...
